Enfants violés, placements abusifs… Un scandale national ! En 2024, que peux-tu faire toi, lecteur ?Temps de lecture estimé : 3 minutes

Cher lecteur assidu d’echecscolere.fr,

Pour ce premier article de 2024, la rédaction aurait préféré te présenter ses vœux de façon un peu plus « classique ». Mais, en tant qu’habitué, tu sais bien qu’ici on n’est pas du style à faire comme tout le monde !

Alors, même si certains trouveront que c’est un peu osé, c’est en diffusant l’appel de Séverine que nous débuterons l’année. Une année que nous te souhaitons pleine de force et de courage, à l’image de Séverine, qui lutte depuis trop longtemps, comme tant d’autres mères désenfantées, pour sauver son fils des griffes d’un pervers bénéficiant vraisemblablement de certains soutiens haut-placés…

Alors, non, c’est pas gai comme sujet pour présenter des vœux… Mais…

Ce qui nous a impressionné quand nous avons rencontré Séverine et ses enfants, c’est sa capacité à rester debout, droite dans ses bottes, lucide, concentrée sur son but et joyeuse malgré tout.

La voir avec son fils, dans les moments où la « Justice » lui accorde le « droit » (pas facile de trouver les mots adéquats ici…) de passer du temps avec lui, c’est un peu comme voir Roberto Benigni dans « La vie est belle » mais à la puissance 1000 !

Malgré tout le tragique de la situation, il est époustouflant de voir comment elle la retourne, comment elle arrive à être présente à 200% pour son petit garçon, à lui donner des armes intellectuelles pour se défendre et mettre son agresseur en échec, à lui faire profiter pleinement de tous les instants passés avec elle, jusqu’au moment de la séparation où, même là, elle trouve encore la force de rire et de le faire rire !

Oui, c’est un sujet difficile, un truc auquel on n’a pas envie de penser… et pourtant. Un sur dix… oui c’est beaucoup. C’est trop ! Un seul enfant violé ce serait déjà trop ! Trois par classe… dont 40% violeront à leur tour plusieurs enfants. Si on ne fait rien, si on n’en parle pas…

En parler c’est juste un minimum.

Tu peux aussi aller soutenir les mères désenfantées devant les tribunaux par exemple. Renseigne-toi. Il y en a pas loin de chez toi.

N’oublie pas que ça peut t’arriver à tout moment à toi aussi… Tu poses trop de questions à l’école… Tu essaies de protéger ton enfant harcelé… Tu déranges pour une raison X ou Y… Attention à l’enquête sociale, début de la spirale infernale qui aboutit parfois (souvent ?) en placement abusif… pour peu qu’en plus tu sois un peu « complotiste »… fais attention !

Bref, malgré les chiffres hallucinants, c’est un sujet qui reste encore tabou, dont on parle encore trop peu.

Alors souhaitons que 2024 soit une bonne année pour la cause des enfants violés, placés abusivement et de leurs parents courageux. Que 2024 soit à la fois l’année de la révélation au grand jour de ce scandale national et aussi celle de l’action, de la force, de la détermination, de l’honneur et du courage.

Merci Séverine d’être qui tu es, comme tu es…

Puisse ton appel être entendu… !


Bonjour à tous,

Ce message est un appel à la solidarité, à la prise de conscience.

Bon nombre d’entre vous m’ont dit se sentir démunis face à la situation des enfants violés et remis à leurs agresseurs, face au parent protecteur humilié et réduit à néant, aux placements abusifs (agresseurs ou aide sociale à l’enfance où les viols et violences recommencent).

Une seule question restait en suspens : « que peut-on faire ?« 

Tout aussi démunie que vous, je ne savais pas ce que vous… si lointainement concernés vous pouviez faire de plus, que les pensées, présences, phrases de soutien apportées à celle que vous connaissiez.

Plus de 1000 mères ont porté la parole de viols incestueux révélées par leur(s) enfant(s). En réponse : désenfantement, mise en danger de la vie de l’enfant, tortures, humiliations, prison, déchéance des droits parentaux, organisation de faillites, mise en place de ruptures sociales… par l’État français.

Après le suicide d’une enfant dans un foyer car elle ne pouvait pas retrouver sa famille et était dans des conditions de vie insoutenables, après plusieurs suicides de mères désenfantées, après des années de lutte inutile, c’est l’une de ces mères, une de plus, qui laisse, bien malgré elle, deux orphelines ce jour.
3 ans sans voir ses filles, (L’une de celle que je connais a 3 ans sans aucun contact, de façon illégale), elle a pu voir ses filles un tout petit peu, mais le prédateur a décidé de porter le coup de grâce… de façon perverse, car ainsi ce n’est de la faute de personne !

Malgré des artères impeccables et aucune raison physiologique, lorsque le prédateur a refusé la rencontre mère enfant, le choc émotionnel a fait lâcher le cœur, la proie n’a pas survécu.

Ce que vous pouvez faire, c’est la chose la plus dure et la plus violente qui soit, la plus aidante, car nous, nous l’affrontons tous les jours alors que nous sommes épuisées.., la société doit accepter ce qui se passe comme une réalité, elle doit ouvrir les yeux… un « oui, je sais » ne suffit pas, il ne suffit plus.

Aujourd’hui, prenez la parole dans les endroits les pires, ceux où vous aussi vous serez, tout comme nous, juges : racontez nos vies, le sordide, avec les mots crus, racontez à vos collègues, confrères, voisins, familles, amis…
Parlez en systématiquement partout afin que la légende urbaine, le mythe, devienne une réalité, fasse prise de conscience.


Oui, je sais, c’est d’une exigence folle… nous y faisons face chaque jour, mais avant nous, les mots que vous poserez, aussi abjects soient ils, sont des mots… violents cruels, mais des mots.

Les mots que vous poserez, aussi abjects soient ils, sont là réalité quotidienne de nos enfants : ils vivent au quotidien des viols, des brûlures, des coups, des inversions de culpabilité, des embrigadements, pour certains des tournantes, des grossesses, des sacrifices.

En France, notre territoire, un enfant subit un viol toute les 3 minutes, 18 enfants par heure, 1 enfant sur les 10 que vous croisez quotidiennement (réfléchissez, lequel de ceux que vous connaissez ? )

Je reste à votre écoute pour vous aider à dénoncer.

Séverine